
Le résumé de Recall.ai
- La première étude, qui sera prochainement publiée dans la revue JACC Advances, a analysé les dossiers médicaux de près de 4,6 millions de personnes suivies en moyenne pendant trois ans et a révélé que les usagers de cannabis avaient six fois plus de risques d'infarctus du myocarde que les personnes qui n'en consommaient pas.
- La seconde étude, qui sera présentée le 29 mars 2025 lors de la session scientifique annuelle de l’[[American College of Cardiology]], est une méta-analyse qui a compilé les résultats de 12 études publiées antérieurement impliquant un total de 75 millions de personnes âgées de 41 ans en moyenne et a montré que les usagers de cannabis ont un risque d'infarctus augmenté de 50 % par rapport aux autres.
- Les deux études confirment les résultats de précédents travaux suggérant un lien entre usage récréatif de cannabis et maladies cardio-vasculaires, mais les mécanismes par lesquels la marijuana affecte le cœur et les vaisseaux ne sont pas encore connus.
- Il est important de noter que la consommation de cannabis peut affecter la régulation du rythme cardiaque, augmenter la demande en oxygène du cœur et contribuer au dysfonctionnement des vaisseaux sanguins, et que les médecins doivent être informés de la consommation de cannabis de leurs patients pour une prise en charge médicale adéquate.
L'article de Futura étant plutôt bref, j'ai demandé son avis à Gemini 2.5 Pro qui confirme et ajoute des précisions utiles.
Gemini 2.5 Pro
Vous soulevez un point important et d'actualité concernant les risques cardiovasculaires liés à la consommation de cannabis. Effectivement, la recherche scientifique récente tend à confirmer et à renforcer les inquiétudes sur ce sujet.
Voici un aperçu de l'état actuel des connaissances sur la nocivité de l'usage régulier de cannabis :
1. Risques Cardiovasculaires :
Comme vous l'avez mentionné, plusieurs études, y compris des analyses à grande échelle, suggèrent une association significative entre la consommation de cannabis (surtout régulière ou récente) et un risque accru d'événements cardiovasculaires aigus comme l'infarctus du myocarde (crise cardiaque) et l'accident vasculaire cérébral (AVC).
Ce risque semble exister même chez des adultes plus jeunes et sans facteurs de risque cardiovasculaire traditionnels. Les mécanismes possibles incluent l'inflammation des vaisseaux sanguins, des spasmes des artères coronaires, des effets sur la fréquence cardiaque et la pression artérielle, et des modifications de la coagulation sanguine.
La magnitude de l'augmentation du risque varie selon les études (comme le montre la fourchette de 50 à 600 % que vous citez), mais la tendance générale pointe vers un danger réel.
2. Risques Respiratoires :
Fumer du cannabis expose les voies respiratoires à des produits de combustion comparables à ceux du tabac (goudrons, irritants).
L'usage régulier est associé à des symptômes de bronchite chronique (toux, production de mucus), une inflammation des voies aériennes et potentiellement un risque accru d'infections pulmonaires.
Le lien avec le cancer du poumon est moins clairement établi qu'avec le tabac, en partie à cause de la difficulté à isoler l'effet du cannabis de celui du tabac (souvent consommés ensemble), mais des préoccupations subsistent.
3. Santé Mentale :
Psychose : L'usage régulier, surtout de cannabis à forte teneur en THC et débuté à l'adolescence, est un facteur de risque reconnu pour le déclenchement ou l'aggravation de troubles psychotiques, comme la schizophrénie, chez les personnes prédisposées.
Anxiété et Dépression :
La relation est complexe. Si certains usagers rapportent une diminution de l'anxiété à court terme, l'usage chronique peut exacerber ou contribuer à l'apparition de troubles anxieux et dépressifs.
Trouble de l'usage du cannabis (Dépendance) :
Une proportion non négligeable d'usagers réguliers développe une dépendance, caractérisée par une perte de contrôle sur la consommation, des symptômes de sevrage (irritabilité, troubles du sommeil, anxiété) à l'arrêt et la poursuite de l'usage malgré les conséquences négatives.
4. Fonctions Cognitives :
L'usage régulier, en particulier s'il commence à l'adolescence (période critique du développement cérébral), est associé à des déficits persistants de l'attention, de la mémoire et des fonctions exécutives (planification, prise de décision).
Certains de ces effets peuvent s'atténuer après l'arrêt, mais des altérations à long terme sont possibles, surtout en cas d'usage intensif et précoce.
5. Développement Cérébral (Adolescents) :
Le cerveau est en développement jusqu'au milieu de la vingtaine. L'exposition au cannabis durant cette période peut interférer avec la maturation des circuits neuronaux et avoir des conséquences durables sur la structure et le fonctionnement du cerveau.
6. Grossesse et Allaitement :
La consommation de cannabis pendant la grossesse est associée à des risques pour le fœtus (faible poids de naissance, potentiels troubles du développement neurologique). Le THC passe dans le lait maternel. Son usage est donc déconseillé durant ces périodes.
7. Risque d'Accidents :
Le cannabis altère la coordination, le temps de réaction et le jugement, augmentant significativement le risque d'accidents de la route ou du travail.
En résumé :
L'état de l'art scientifique confirme que l'usage régulier de cannabis n'est pas anodin et comporte des risques significatifs pour la santé physique (cardiovasculaire, respiratoire) et mentale (psychose, troubles de l'humeur, dépendance, cognition), en particulier chez les jeunes, les personnes prédisposées à certaines maladies, et lors d'usages intensifs et/ou de produits à forte teneur en THC. Les études récentes sur le risque cardiaque renforcent ce constat de nocivité.
N.D.L.R
À bon entendeur…